Die Deutsche Bahn  

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En France, nous avons la SNCF. Oui, vous savez : (voix sourde) « Mesdames, Messieurs, en raison d’un problème technique, le train est immobilisé sur la voie. Nous espérons résoudre le problème sous quelques minutes ». Trente minutes plus tard, le train reprend sa route, abritant les grincements de dents de nous, bon français mécontents.
Les allemands et les français sont proches. Du moins en ce qui concerne le chemin de fer. Sauf que c’est bien connu, les allemands sont aussi patients que les français sont impatients. Et il faut dire que la Deutsche Bahn (l’équivalent de la SNCF) met tout en œuvre pour mettre le voyageur dans des conditions optimales. Il annonce très bien les raisons du problème technique, et se trompe rarement sur la durée du retard. Ce qui montre très bien le caractère strict de nos cousins germains (oui, strict peut être une qualité). Henri Troyat cite Alexandre Dumas dans ses Mémoires :

« La vigilance et la discipline prussiennes le frappent d’une admiration inquiète. Interdiction de descendre de voiture et même de changer de place, à l’intérieur, durant le voyage. Stricte observance des horaires par les postillons à chaque relais. Ces gens-là ont-ils donc un mouvement d’horlogerie à la place du cœur ? Pourtant, ils possèdent de grands poètes, ils aiment la nature et savent en parler ! »

Ceci combiné à la nature de l’allemand fait qu’on les entend rarement se plaindre de leurs services de chemin de fer, et que c’en est drôle. Lorsque je parle avec des allemands, je me plains souvent des retards de la Deutsche Bahn, mais je trouve rarement un interlocuteur qui est d’accord avec moi, ou, si pas d’accord, qui acquiesce et qui me dis que j’ai raison. Non, ils se contentent de garder le silence, et de garder leur mécontentement pour eux, si mécontentement il y a bien sûr.
Autre chose qui m’insupporte à la Deutsche Bahn : les voyages France – Allemagne. Bon, pour ce cas, je peux reverser la moitié de la faute à la SNCF, qui n’y est pas pour rien non plus. Pendant tout le voyage, et toutes les dix minutes en moyenne, le chef de train fait une annonce. Alors ça commence en allemand, puis on continue en français, et enfin l’anglais pour ceux qui n’ont pas compris. Et ça parle, et ça parle. Pour dire toujours la même chose en plus ! C’est bien gentil d’accueillir les voyageurs après leur entrée dans le train, mais s’ils pouvaient faire le message un petit plus concis, je pense qu’ils y gagneraient en popularité.
Je fais partie des gens insupportés par certaines personnes irrespectueuses des autres voyageurs dans le train. La tribu des MP3-listenners. Ceux qui écoutent normalement sont mes amis, mais ceux qui font partager à tout le wagon le rythme de ce qu’ils écoutent m’exaspère, et je m’en vais toujours de mon petit mot ou de mon petit regard, pour leur faire comprendre que c’est bien gentil de faire gagner leur vie aux intermittents, mais qu’ils n’ont pas besoin de faire entendre à tout le monde le faire qu’ils le fassent ! Aaaaaarrggg ! Et que dirent de ceux qui entrent dans le métro avec leur portable en mode haut parleur à tue-tête, crachant ses décibels dans tout le wagon ? Je les hais. Et il n’y a jamais personne qui bouge le moindre orteil pour faire part de son mécontentement, incroyable !
Enfin, et cette dernière chose me fait autant rire que grincer des dents, les personnes âgées prenant le train. Je les trouve premièrement courageux de prendre le train, mais ils deviennent parfois insupportables et incontrôlables une fois le train en gare. Le vieux moyen, lorsque le train passe et arrive devant lui, se place le plus près possible du quai, et une fois le train immobilisé, se précipite devant la porte. Ne regardant que les marches que dévoile la porte qui s’ouvre devant lui, le vieux pose sa valise sur les escaliers, ne réalisant pas que certaines personnes habitent la ville traversée et souhaiteraient descendre du train… Ils s’imaginent que le train à peine arrêté, ce blagueur de conducteur, ne démarre aussitôt, laissant éclater un rire diabolique qui s’échappe de la locomotive de tête… HA HA HA HAAAAAAAA !
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In France, we’ve got the SNCF. Yes, you know: “Due to a technical problem, the train will stay on the platform a few minutes longer”. That we hear often…. And thirty minutes later, we still are in the train station waiting for the train to leave. French people are quite impatient, they can’t stand that the train is late.
French and Germans are close. Well, at least about the railway. Only difference, Germans are really patient and don’t complain loud when the speakers announce that the train is going to be late. The reason is maybe because the train staff gives good information, such as what the technical problem is and how long it’s going to take. They are really often close to the truth, and I really do like it. That shows how strict Germans are. About that, here is Alexandre Dumas’ point of view about Germans (related by Henri Troyat in the biography he wrote about A. Dumas):

“Prussian vigilance and discipline shocked him in a worried admiration: defense to step off the vehicles and even to move to another seat during the trip. The coachmen were really strict regarding the timing and never were late or waiting one more minute. “Do this people have a clock instead of a heart? However they have great poets, the love the nature and know how to talk about it!”

That’s how they never complain about the German railway. And I love making fun of it. When I’m talking with some German guys, I always am complaining about how late I was during my last travel, but rarely do I find someone who agrees or even says a bad word about the Deutsche Bahn! They prefer to keep quiet and not to criticize, in case they do want to!
I travelled a few times between Frankfurt and Paris, and each time I got upset by the silly speakers. Every ten minutes, the train staff does an announce, one time to welcome people on board, one time to say goodbye, one time to say that the restaurant is in the car 13… etc. And each time, it is said first in German, then in French, and then in English. I know, there are people from lots of countries on board, but WHY do the announcement have to be so long! It’s really upsetting, even more when I’m watching a movie and I try to concentrate…
There’s something else I hate in the trains, it’s these young guy listening to their MP3 players very loudly. Those who can listen quietly are my friends, but I’m leading a war about the others and am always telling them to lower the volume with looking at them weirdly, of just stand up and tell them. Even worse are the people listening to music with the hand-free. There is never anybody to say something, they all only look and don’t say anything. Incredible.
Last thing which makes me laugh in the trains are old people. First I think they are really courageous to take the train alone, even if they are sometimes really upsetting. When the train is stopping, the old guys are running along the platform to be as close as possible from the door, pushing everything and everybody on their way. Then the door opens, and they just cannot imagine there are already people in the train, and that this people want to get off it. They just put their suitcase on the first step of the small stair and start to get it, ignoring the people inside the train. I personally think that the old people believe the train driver is a funny guy and like to play jokes on the passengers. They imagine him saying hello through the window while starting the train before anybody can get in, with a loud diabolic laugh HAHAHA HAAAAAAAA !

Football is my religion  

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Vous le savez peut-être déjà, mais le football est un hobby que j’apprécie tout particulièrement. Bon, il y a d’autres choses que je ne citerai pas cette fois-ci (eh oui, si ça peut me donner une nouvelle idée pour un autre article, ça vous fera la surprise !). Oui donc le football. Un sport fabuleusement faussé par l’argent, mais lorsqu’il s’agit de la vérité du terrain, alors, tout du moins à mes yeux, il prend tout son sens et tout son intérêt.
C’est pourquoi j’aime à me déplacer au stade et aller y perdre ma voix de temps en temps. Du moins à Bielefeld, mais c’est une époque révolue, l’ombre de Clément planant toujours sur le Schüco Arena… Oui, je dois avouer que ça me manque d’hurler, pleurer, danser, me prendre de la bière sur mon beau maillot de Jonas Kamper à chaque but de Bielefeld (pas souvent). Alors maintenant que j’habite à Frankfurt, je dois me rabattre sur d’autres stades. Pour info, JAMAIS je ne deviendrai supporter de l’Eintracht Frankfurt. JAMAIS. Bielefelder à vie !
Ces trois dernières semaines, je me suis rendu dans trois stades différents en Allemagne. Je vous proposer un petit tour des stades. En espérant combler les amoureux de foot ! Pour les amoureux de poterie ou de course en sac, il se peut que je fasse un article sous peu. Chacun son tour !

23.10.08 Gelsenkirchen : Schalke 04 vs. Paris Saint-Germain
Au bureau, nous sommes plusieurs entreprises françaises au même étage. Par chance, il y a quelques personnes qui partagent la même passion du football que moi. Parmi eux, Cédric. Bon, Cédric a la même passion du football, mais il se passionne à sa manière, puisqu’il supporte le PSG. Et pour dire, il a même refusé que je colle une image Panini de David N’
Gog sur sa porte.
Le jour du tirage de la Coupe de l’UEFA, nous nous sommes rendu compte que le PSG allait jouer à Gelsenkirchen contre Schalke 04. Alors ça n’a fait qu’un tour dans notre tête : nous irons au match. Billets commandés le lendemain, et deux semaines plus tard, nous étions enfin le jour du match, à savoir jeudi. Le jeudi, nous travaillons bien sûr, et le matin, j’ai la fabuleuse idée de demander à Cédric si l’heure du match est 20.30 ou 21.00. Nous consultons alors notre site préféré (francefootball.fr) et apprenons que le match est à 18.15. Ouf. HEIN ? QUOI ? 18.15 ? Mais il y a près de trois heures de route !!! Alaaarm ! Branle-bas de combat ! Nous parvenons à nous arranger pour partir plus tôt, mais quand même assez tard, et nous lançons sur la route. Manque de bol, tout le monde a eu la merveilleuse idée et a pris la route (pas forcément pour le match). Nous arrivons donc avec vingt minutes de retard au stade en ayant raté le magnifique but – contre son camp – de Younousse Sankharé.
Alors le match en lui-même, peu importe, Paris s’est pris trois pions, ne réduisant le score qu’à la 93ème minute. Il faut souligner le comportement des supporters parisiens qui ont continué de pousser leur épique, même menée 3-0. Le but dans les arrêts de jeu a été célébré comme un but victorieux, et Cédric et moi furent bien surpris – agréablement.
Résultat, bien qu’en retard, la beauté du stade – et la défaite parisienne – et le voyage en voiture firent que nous passâmes une très bonne soirée !

29.10.08 Berlin : Herta Berlin vs. Hannover 96
J’aime aller tout seul au stade, comme j’aime aller tout seul au cinéma. Je suis ainsi tranquille et peux apprécier le match à sa juste valeur. C’est aussi rigolo à deux, mais tout seul aussi je vous promets.
Je ne pensais pas que dès le mois d’octobre, il puisse faire si froid. Et j’ai fait l’erreur suprême de ne pas prendre de manteau… Oh mon Dieu. J’ai cru que j’allais mourir. Après avoir eu la merveilleuse idée de venir une heure avant le match, histoire de profiter du magnifique stade et de l’atmosphère, je compris vite que j’aurais mieux fait d’arriver ju
ste pour le coup d’envoi.
Le stade olympique de Berlin est magnifique. Un vrai monument historique. Il fut construit pour les Jeux Olympiques de Berlin de 1936, vous savez, celui où l’athlète noir Jessie Owens remporta quatre médailles d’or sous le nez d’Adolf Hitler. Ce stade respire l’histoire, c’est assez surprenant. Ah oui aussi pour les nostalgiques comme moi, c’est là que la France a perdu la finale de la Coupe du Monde en 2006… Booooouuuuhouhouhouhou.
Pour revenir au match, ce n’était pas le plus excitant de l’année en Bundesliga. Et puis encore une fois, il faisait FROID. J’expliquais à mon copain Camille que j’ai du m’uriner dessus pour me dégivrer les fesses du siège. Bon, bien sûr, c’est imagé, ne le prenez pas au premier degré.
J’eu ensuite la merveilleuse idée de passer la seconde mi-temps debout, en sautillant toutes les deux minutes afin de me dégourdir les pieds. Et bizarrement, j’ai beaucoup plus profité du spectacle, et le Herta Berlin a eu la bonne idée de mettre trois buts en seconde période. Merci. S’il y avait eu 0-0, mon amour pour le foot en aurait pris un sacré coup !

06.11.08 Wolfsburg – VfL Wolfsburg vs. SC Heerenveen
Encore un match de Coupe de l’UEFA ! Je suis gâté. Et encore une fois un très beau stade. C’est là que je me rends compte de la différence séparant la France de l’Allemagne en matière de stades. Wolfsburg est une équipe de milieu de tableau, et dispose d’un stade hi-tech. Vraiment agréable, super visibilité, je recommande.
Comme j'avais fait à Frankfurt il y a quelques mois, j'avais
acheté une place dans les coins du stade. Pas derrière le but, pas dans les tribunes principales, dans les "coins". Au poteau de corner, mais au second étage. Je paye quinze euros ma place, et comme je sais qu'il ne va pas y avoir grand monde, je traverse la tribune principale et vais m'asseoir aux meilleurs places, pile au milieu. Ce me fait mal au coeur de penser que je suis assis à côté de gens honnêtes qui ont payé le plein tarif (30 euros), et qui ne se doutent de rien.
Ce que j’aime quand je vais au stade, c’est que les visiteurs marquent les premiers, et qu’ensuite les locaux enchaînent les buts. Le dieu du football m’a cette fois-ci entendu. Les hollandais d’Heerenveen ont ouvert le score assez tôt, avant de se prendre cinq pions par la suite. Magnifique. C’est sympa, parce qu’on peut taper dans ses mains plus souvent et, mine de rien, ça réchauffe. Bon, ça va qu’il ne faisait pas très froid, juste un peu, ce qui m’a fait vraiment aimer ce stade, ce match, et il faut le dire, cette séduisante équipe de Wolfsburg.
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You maybe already know it, but football is to me a hobby that I particularly love. Well, there are some other things I love (maybe I’ll write soon an article about them), but we’ll stick on football for this one. So, football is to me a really manipulated sport that I only look at because of the game itself. I like to believe that what happens on the pitch is for real, even if what we hear these last months is kind of confusing…

That’s why I love to go to stadiums to feel the atmosphere and lose my voice like I used to do back in Bielefeld… The ghost of Clément still is in the Schüco Arena… I miss it so much: screaming, dancing, singing, taking beer on my Jonas Kamper Bielefeld shirt when Bielefeld scores (not often). But now I live in Francfort, I am obliged to go to closer stadiums. Just for you to know, I will never become an Eintracht Frankfurt fan. Never ever. Bielefelder forever!
These last three weeks, I went in three stadiums in Germany. I propose you to follow me and discover some places you maybe don’t know. I hope you’ll enjoy it, at least the football fans! For people loving more pottery or gold fishes, I might write something soon – or not.
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23.10.08 Gelsenkirchen : Schalke 04 vs. Paris Saint-Germain
At work there is this one guy called Cédric and who shares the same love for football as I do. Well, he does have the same passion, but in a different way, as he is a huge fan of Paris Saint-Germain. He even refused I stick a David N’Gog Panini sticker on his door.
When we heard Paris was in the same group in the UEFA Cup as Schalke 04, we immediately thought it would be great to go to Gelsenkirchen to see the game. The day after, we were calling the stadium and ordered the tickets. Two weeks later, day of the game, I had the great ideas to ask Cédric if the game was at 20.30 or 21.00. After surfing on our favorite website (francefootball.fr), we read that the game actually is at 18.15. Better so. WHAT? WHAT TIME ? 18.15?!?! Alaaaaaaaaaaaarm!! We need more than two hours to go to Gelsenkirchen… We did it eating quick and hit the road a bit later as what we planned, exactly the same as lots of other people in their car who decided to leave work – not especially to see the game. Stuck in the traffic jams, we missed twenty minutes of the game and couldn’t see Younousse Sankharé wonderful – over – goal.
The game itself wasn’t that interesting. Paris lost of course (3-1) but made it scoring at the very last minute of the game. I have to say something about the Paris fans who kept on supporting their team even at 3-0. It was really great to see and was quite surprised.
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29.10.08 Berlin : Herta Berlin vs. Hannover 96
I love to go stadiums alone, like I love to go to the cinema alone. That’s my way to enjoy a game or a movie. It’s funny to go with friends too, but I promise you, going alone is also much fun.
I didn’t know that it could be so cold in October. And I did THE mistake not taking a coat with me to the stadium… Oh my God, I thought I was going to die. It was soooo cold and arrived one hour before the game to enjoy the stadium and the atmosphere. Great idea, isn’t it? I realized quite quickly that it could have been also great to arrive right for the kick off!
The Olympiastadion of Berlin is a wonderful stadium. It was built for the 1936 Olympic Games, you know, these where the black athlete Jesse Owens won four gold m
edals under Adolf Hitler’s eyes. Oh yes, and for nostalgic people like I am, this is the stadium where France lost the 2006 World Cup…
Booooouuuuhouhouhouhou.
About the game, that wasn’t the most exciting I’ve seen. And just to recall you, it was COLD. I explained afterwards to my friend Camille how I had to urinate to unfreeze my butt from the seat (second degree)…
Then, I decided to stand up for the second half. One more time: great idea! That’s how I made it not dying, as I was walking the whole time to help my feet to fight the cold. Then Berlin made three goals at the end, which I am really grateful for.
If the final score would have been 0-0, my love for football would have been compromised…

06.11.08 Wolfsburg – VfL Wolfsburg vs. SC Heerenveen
One more time a UEFA Cup game. Awesome. And one more time a beautiful stadium. After seeing few stadiums, I realized that German ones are much more developed than in France. Wolfsburg is not a big team in Germany, but has a wonderful stadium, which would be one of the most beautiful in France.
Like I did a couple of months earlier in Frankfurt, I bought the cheapest ticket at the corner of the stadium. You then have a very nice view on what’s happening on one goal, but cannot see that much about the second one. That’s why I move through the tribu
ne as nobody is there to tell you that you cannot go in the middle of the tribune. Buying your ticket there costs you almost 30 euros. I paid 15 euros for mine but sat at the same place as the guy who paid 30… Hihi.
One last think I love in the stadium (the Currywurst) is when the away team scores first. Then I can hear the fans singing and dancing and the home fans crying and screaming. And the Football God heard me. The Dutch (Heerenveen) scored first but came back home at the end with five goals in their basket (French expression). One more time: awesome! It’s so good because people can applause often and warm themselves. Great combination.
I really liked the stadium, Wolfsburg and the game. Whitout a doubt, my best football experience in Germany (after Bielefeld’s game of course!).

The Pursuit of the Postcard  

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Avant de vous conter cette histoire, il me semble utile de vous expliquer brièvement en quoi mon travail consiste. Je suis responsable du développement du marché allemand pour une entreprise de télécommunication. Ceci implique de nombreux voyages aux quatre coins de l’Allemagne, si bien qu’au jour d’aujourd’hui, j’ai plus vu de l’Allemagne que de la France que j’ai quittée il y a désormais deux années.
Toutes les semaines, je m’en vais sur les routes allemandes, n’importe où, pourvu qu’il y ait des clients. Et n’importe où (pourvu qu’il y ait des clients n’oubliez pas), je me mets en quête de trouver une carte postale de la ville – ou la bourgade – que je traverse, afin d’envoyer un petit souvenir en France. A qui ? A Maman bien sûr.
Après huit mois de travail, je m’efforce de faire plaisir à Maman, et à chercher des cartes postales. Bien sûr, pour des villes comme Cologne, Francfort, Brême ou Berlin, rien de plus facile, il y en a partout. Mais imaginez-vous maintenant traversant Schömberg, Bad Kreuznach, Tübingen, Herford, et autres bourgs dont j’oublie le nom… Oui, la tâche devient ardue, et je dois mettre en péril l’heure de rendez-vous avec le client afin d’être certain de trouver le précieux sésame. Je me souviens à Pforzheim (prononcez-le comme vous le lisez) : je venais d’en finir avec mon client (commande !) et il me restait moins d’une heure pour me rendre à mon prochain rendez-vous, qui se trouvait à Lingen, une trentaine de kilomètres au nord de Pforzheim. Je ne pouvais quitter la ville sans la carte postale. La chose la plus intelligente à faire, écoutez-moi bien, est de courir à la voiture, et d’y jeter la valise dedans. Ainsi vous vous trouvez libre de tout mouvement. Ensuite, comme dans les films américains, il faut courir, courir en costume, cravate au vent, l’air s’engouffrant sous la veste. Seul l’effet de ralenti est très difficile à réaliser, et de toute façon inutile, concevez-le. Puis enfin, il apparait, là, devant vous : le kiosque à journaux et ses cartes postales sur le présentoir. Prenez trente secondes pour en choisir une belle (Maman sera reconnaissante), puis surtout, SURTOUT, n’oubliez pas le timbre… Je me suis déjà vu oublier le timbre et devoir envoyer la carte postale de la maison, ce qui fait s’évanouir le sentiment de devoir accompli.
Aujourd’hui Maman a un bel album retraçant ma grande épopée germanique. Mais la question qui demeure est la suivante : après avoir reçu près d’une trentaine de cartes postales, Maman regarde t-elle toujours les photos des villes traversées, ou devint-ce machinal le fait d’ouvrir l’album, d’y ranger la carte, et de le montrer à ses copines ? Le mystère demeure.

Before telling you this story, it seems to me useful to briefly explain you what my job exactly is. I am German Business Developer for a telecommunication company. This job brings me all other Germany three days a week and that’s how after two years “far” from France, I’ve seen more cities in Germany than I did in France.
Every week, I’m travelling in Germany, anywhere where there are customers. And anywhere I go (where there are customers, don’t forget), I begin this quest of mine and try to find a postcard of the city – or the village - I’m in. Who for? For Mummy of course.
After eight month work, I do my best to please Mum and look for postcards. Of course, for huge cities such as Cologne, Frankfurt, Bremen or Berlin, nothing easier, there are postcards everywhere! But now imagine yourself in Schömberg, Bad Kreuznach, Tübingen, Herford or some other small cities I forgot the name… Yes, it’s then becoming much harder and I sometimes am obliged to risk being late for the meeting I have with a customer, in order to find the precious sesame. I remember what happened in Pforzheim. I couldn’t leave the city without a postcard. I just couldn’t. The most intelligent thing in this case is to run to the car, throw the suitcase in the trunk, and run like hell. Remember American movies, those where the hero is running suited up, tie in the wind, air coming inside your jacket. The hardest thing to do is the slow motion effect, and anyway totally useless think of it. Then you finally see it: the kiosk. Take thirty seconds to pick a nice one (Mum will be happy), and then DON’T forget the stamp. It happened to me forgetting to buy one and had to send the postcard from home… This feeling of doing the job well then just goes away.
Mum has now a nice album relating my great German epic. But the question which keeps disturbing me is this one: after receiving almost thirty postcards, does Mum take a careful look to the postcard, or does she automatically open the album, put the postcard inside, and then show it to her friends? Mystery is on.

German "Humour"  

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Bon, après deux ans de ma vie passés en Allemagne, je pense avoir le vécu nécessaire pour pouvoir me permettre de juger l’autochtone allemand. Et aujourd’hui, ce n’est pas à la nourriture allemande (j’hésite à faire un article sur ce sujet d’ailleurs) que nous allons nous intéresser, mais à son humour.
Qui dit humour, dit parfois naïveté. Car la naïveté d’une personne peut parfois être drôle. Je vais donc, amis allemands, m’acharner sur vous, et c’est grâce ou à cause de certains de vos compatriotes naïfs, que je vais un peu me moquer de la population toute entière. En espérant que vous me le pardonnerez.
Les petites histoires que vous allez lire ne me sont pas toutes arrivées. Certaines m’ont été relatées pour mon plus grand plaisir, et bientôt le vôtre.
Une de celles qui me font le plus rire, est cette soirée au Bierkeller, où un allemand est venu nous parler à Julie-Anne et à moi, heureux comme tout de rencontrer des français. Nous engageons la conversation (enfin, IL engage la conversation), jusqu’au moment où il nous demande s’il est vrai que le Coca-Cola est interdit en France. Moi, tout surpris, avec ma bouteille de Coca à la main lui répond que oui, c’est bien vrai, et que c’est pour cela que j’en profite ici ! Nous rions (enfin IL rit, nous on se moque). Bon, après courte réflexion, il a du confondre Coca Cola et Red Bull, mais ça reste drôle. Mais ce n’est pas fini ! Pour continuer de nous prouver sa culture francophile, il nous rappelle, qu’heureusement en France, nous avons la baguette ! Devant mon regard consterné, il se pose des questions. Et quand je lui annonce qu’en France, la baguette est un signe de richesse, il me fait de petits yeux médusés. « Ah oui ? ». Je lui explique alors que dans ma famille, nous ne mangeons de baguette qu’à Noël, étant donné le prix excessif de l’aliment. Il m’a alors remercié de lui avoir transmis ces informations aussi précieuses, se réjouissant de se voir enfin révéler la vérité au sujet des préjugés français.
On reste au Bierkeller pour la seconde histoire, tant qu’on y est, cela ne sert à rien d’en sortir, et on retrouve encore une fois Julie-Anne, qui rencontre ce charmant allemand, qui se présente à elle.
― Bonjour, je suis Julian (à prononcer Youliane).
― Julie-Anne.
― Non, Julian !
― Julie-Anne !
― NON, JULIAN !
Et ce jusqu’à ce qu’il réalise que d’autres noms pouvaient ressembler au sien. J’en ris encore, et aurais adoré être là pour voir cette scène. « Julian ! »
Ma troisième histoire nous emmène en déplacement. Je ne citerai ni la ville ni la personne, puisque si mon client se reconnaît, je vais avoir des ennuis. Comme pour tous mes rendez-vous, je m’habille en costume, ce qui ne surprendra personne. Ayant revêtu mon plus beau costume, je m’entretenais avec ma cliente qui, à la fin, me demanda si j’allais à un mariage après. Humour. Bon c’est drôle, j’avoue. C’est plus se moquer, mais comme c’est ce que je fais depuis le début de cet article, je n’en tiendrai pas compte. Devant cette blague, je choisis le bien nommé Clément contre-attaque. J’acquiesce, puis regarde ma montre en disant que oui, c’est dans deux heures, et qu’il faut que je me dépêche, cette dernière phrase dite le plus naturellement du monde. Ma cliente, se lève très vite pour prendre congé de moi, ne voulant pas me faire prendre du retard… Là, j’ai rit haha. Je m’en fiche, elle venait de signer la commande, elle pouvait plus la reprendre ! (j’ai rappelé cette cliente par la suite, et on a bien rigolé au téléphone, ce qui prouve qu’elle ne m’en veut pas !)
L’histoire suivante ne m’est pas arrivée personnellement, mais plutôt à une de mes amies finlandaise. Un allemand, apprenant qu’elle était finlandaise, voulut faire étalage de sa science, et lui annonce qu’un de ses amis a fait un stage de six mois en Finlande, à Reykjavik... Bon, je sais, c’est plus de l’ignorance par rapport à la Finlande que de l’inculture, mais j’ai trouvé cela très drôle. Je tiens à préciser que cette situation aurait pu arriver à n’importe qui, donc gare à vous !
La prochaine péripétie nous emmène au Mexique, pays qu’au moins un allemand semble totalement ignorer puisque, rencontrant une mexicaine, il lui demanda le plus naturellement du monde si elle possédait un âne au pays... Bien sûr, il est de notoriété publique que tous les mexicains montent leur âne sur l’autoroute, et qu’ils s’émerveillent en voyant le voisin les doubler : « Waaa, regarde Mama, Pedro a acheté un cheval ! ».
Dans le même genre, mais cette fois-ci en Allemagne, une de mes préférées. Vous devez savoir que j’ai écris cet article dans le train, ayant déjà mis dans un coin de ma tête toutes les péripéties qui me sont arrivées et qui m’ont été contées. Trouvant le nombre de sujets léger, j’ai tout simplement demandé à mon voisin d’en face de me donner un exemple. Venant de l’Allemagne de l’Est, il me raconta sa surprise, lorsqu’un de ses compatriotes allemands, mais de l’Ouest, lui demanda s’ils avaient des bananes en Allemagne de l’Est…
Je peux vous dire que l’ignorance de certains est à mourir de rire et, tout en écrivant, je souris, comme j’ai toujours sourit en rédigeant ce blog pour vous.
Mes amis allemands, ne m’en voulez pas, mais je me devais de tout raconter…

So, after two years of my life spent in Germany, I think that my daily experience allows me to judge the German autochthon. Today, we are not going to speak about food (although I would like to do one specific about this subject soon), but about his humour
Who says humour, says naivety; and sometimes is naivety funny you know. That is why I am going to deal with the German people in a bad way and it is because of some naives of you that I am going to laugh at the whole German population. Please forgive me.
The following stories you are about to read didn’t all happen to myself. Some of them have been told to me by friends and relatives of mine.
One of the funniest one took place in Bierkeller. I was there with Julie-Anne, one of my French friends, when a German guy came to us and started to chat. He was quite annoying, until he asked me if it was actually true that Coca-Cola is forbidden in France. Julie-Anne and I were quite surprised as we had a Coca-Cola bottle in our hands. I answered him that yes, Coca-Cola is forbidden and showing my bottle said that we were enjoying it here! We laughed (well, HE laughed, we actually were more laughing at him than about the joke). I of course knew what he was referencing to, but his mistake was kind of funny. He heard that there is a ban on the Red Bull drinks in France and this guy just mixed it up and then thought it is Coca-Cola. Maybe because of the alcohol... The story doesn’t find an end here. He then told us that luckily we have the “baguette” in France... And one more time, he’s been quite surprised when I answered him that the baguette is only for rich people and that normal people are only eating baguette at Christmas. I know it’s not nice but you have seen this guy sure of himself and drinking all my words like I was drinking my Coke...
But let’s stay in Bierkeller for our second story. One more time is Julie-Anne one of the protagonist and that time, she is meeting another German guy who comes to her and introduces himself.
― Julian (German way)
― Julie-Anne
― Non, Julian !
― Julie-Anne !
― NON, JULIAN !
That until he realizes that they are some names which sounds like his... I’m still laughing about it and would have loved to see that from my own eyes.
My first story happened during my work time as I was visiting a German client. I was wearing a suit like I always do during meeting sessions and as we arrived at the end of it, she asked me with a little smile which sounded like a joke if I then was going to wedding, referring to how I was dressed. Ok, it’s funny. I admit it. But then I counter-attacked and I told her while packing my stuffs that yes, I was going to a wedding and that I have to hurry. She actually believes me and excuse herself for making me losing my time. Then I laughed and she hopefully did the same. I actually didn’t care because she already had signed the order form!
The one following story didn’t happen to me, but was told to me by a Finnish friend of mine. A German guy, knowing that she is a Finn, told her just to show her he has knowledge about the thing that a friend of his went to Finland to do an internship in a Finnish company in... Reykjavik. I know it is more ignorance than humour but I find that so funny. Be careful, this could happen to any of you guys!
Next destination: Mexico, country that at least one German seems to ignore everything about. This one guy asked a Mexican friend of mine if she has a donkey back in Mexico. He thought that every single Mexicans have a donkey. Yes of course they do! They all are riding donkeys on the highway and are impressed when a guy comes with a horse on it!
The next and last story is a bit similar to this previous one. I was in train, looking for any ideas about this article, trying to remember what people told me, when I asked this guy sitting in front of me if he had any examples of Germans being ignorant and funny. As he was coming from Eastern Germany, he told me this time when a guy from Western Germany asked him if they have bananas in the east...
I can tell you that some people ignorance reeeeaaally is funny and I’m smiling while writing like I always do smile while writing for you.
My dear Germans, it is time for me to let you in peace. I really am sorry but I had to tell everybody about it.

Weekend vital...  

Posted by Klimo

Mercredi soir, Viivi est arrivée à la maison afin de passer cinq jours en ma compagnie. Cela m’a fait terriblement plaisir de la voir débarquer, et encore plus de partager avec elle un peu de ma vie. Ne nous voyant qu’en moyenne toutes les deux semaines, nous profitons de chaque journée passée ensemble. C’est ainsi qu’entre visite du zoo, repas de couples, tête-à-tête et ingurgitation de glaces, le temps est passé si vite que c’est avec surprise et déception que nous avons réalisé ce matin que c’était déjà le dernier jour… C’est le cœur lourd que je l’ai vue s’éloigner dans le train cet après-midi.
Je sais que ce post n’a pas beaucoup d’intérêt pour vous, mais il en a beaucoup à mes yeux.

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Wednesday night, Viivi arrived home to spend five days with me in Frankfurt. It was so good to see her coming, and even more to share with her a little bit of my life. You know, we don’t see us that often, almost once every two weeks, so each time we see each other, we try to enjoy as much as we can the time together. We went together to the zoo, had a nice fake date in restaurant and ate lots of ice-creams, and when we woke up this morning, it’s with lots of surprise and deception that we realized that it was the last day before she goes… It was with a heavy heart that I saw her leaving the train station this afternoon.
I know this post isn’t maybe that relevant to you, but it is to me.

Frankfurt am Main  

Posted by Klimo in

Comme vous le savez (ou non), j'ai établi mes quartiers à Francfort sur le Main (ou sur la pied, mais cette blague courante, il faut l’avouer, est vraiment nulle), à Francfort donc, il y a de cela quelques mois. Et qui dit nouvelle ville, dit nouvelle visite bien sûr ! Je dois toutefois vous avouer que Frankfurt n'est pas la ville qui m'enchante le plus en Allemagne, loin de là. A côté des Füssen, München et autres Münster, Frankfurt a tout à envier à ses belles voisines, mis à part peut-être la hauteur de ses tours.
Située dans le Länder Hesse, la ville compte environ 700 000 habitants. Elle est la plaque tournante économique de l'Allemagne. Le nouveau venu en cette ville est de suite impressionné par les nombreux gratte-ciels qui surplombent la ville, lui donnant des airs de New York. Bon, après, il faut relativiser. Un chat est un chat. New York est New York. Frankfurt est Frankfurt. Ne comparons pas l'incomparable. Ce n’est pas cette dizaine de gratte-ciels qui impressionnera le premier américain débarquant à Frankfurt… Les allemands sont drôles - des fois. Pour une fois qu'un jeu de mot allemand me fait rire, il faut bien que je vous le fasse partager. Le fleuve qui traverse la ville est appelé le Main (à prononcer Mahine). Ainsi, en référence à la grosse pomme, les allemands surnomment le quartier où tous les gratte-ciels poussent "Mainhattan"... Main pour le fleuve, et je pense que vous aurez saisi la référence pour Manhattan à New York. Si vous n'avez pas compris, demandez à un copain de vous expliquer, car ce n'est vraiment pas compliqué...
Le touriste cultivé assoiffé de culture trouvera en Frankfurt nombre de musées abritant toutes sortes d’objets, tableaux et autres sculptures. La ville s’est en effet quelque peu focalisée sur son aspect culturel et a entrepris une véritable mis en valeur de son patrimoine. Vous trouverez par exemple le quartier Römer, où se trouvent des ruines gallo-romaines, dont malheureusement une bonne partie a été détruite durant la Seconde Guerre Mondiale.
La ville abrite également le siège de la Banque Centrale Européenne, présidée par notre bon vieux Franzosen Jean-Claude Trichet. C'est ainsi que de nombreux businessmen sont amenés à Francfort pour travailler dans les nombreuses banques du pays (et d'Europe), qui ont toutes, ou pratiquement toutes leur siège dans la ville. Rencontrant des jeunes diplômés travaillant pour des banques, ceux-ci me demandaient d'ailleurs : "Salut, enchanté je suis xxxx, tu bosses pour quelle banque ?" Il ne faut pas croire que tout le monde est dans le même bateau, il y a aussi des gens qui bossent dans d'autres domaines !
Architecturalement parlant, Frankfurt n'est pas Florence et ne le sera jamais. C'est... gris, c'est moderne, mais par chance, un immense cours d'eau traverse la ville, ce qui lui donne le charme suffisant pour ne pas être qualifiée de "ville sans grand intérêt architectural". Bon, Frankfurt a une excuse, puisque la ville fut entièrement détruite en 1944 par les bombardements alliés, et ils ont du tout reconstruire ensuite, en hâte. Comme je le disais dans un article précédent dédié à Münster, les villes allemandes, à l'issue de la Seconde Guerre Mondiale, ont du se hâter à se reconstruire afin d'héberger les nombreuses personnes sans-abris. De ce fait, toutes les villes ont été rebâties avec les mêmes matériaux gris, si bien que si vous visitez disons cinq villes en Allemagne, vous trouverez pour sûr des similitudes dans leur aspect. Seules Münster et quelques autres villes ont réussi à tirer leur épingle du jeu en essayant de conserver un certain esprit traditionnel que beaucoup -tel Frankfurt - n'ont malheureusement pas pu conserver.
Ce n'est pas une satire de la ville que je fais, loin de là, mais j'ai beaucoup de mal à me sentir chez moi ici. La ville est grande, et le piéton n'aura pas l'occasion d'entendre beaucoup d'allemand autour de lui en raison des nombreux étrangers amenés dans la ville pour le travail. En fait, et je vais peut-être en faire rire quelques-uns, mais Bielefeld me manque…
Ainsi est ma nouvelle ville et vie. Je ne saurais que rajouter de plus, mise à part que je serais heureux de vous accueillir. Si vous voulez me faire une surprise, allez jusqu’au zoo, puis appelez-moi, et je viens vous chercher !


As you certainly know (or not), I now live in Frankfurt am Main since four months. And who says new city, says new visit! I first have to tell you all that in my opinion Frankfurt is not the most wonderful city in the world, far from the beauty of Füssen, Munich and some other cities I visited. The only impressive thing is the many sky-scrapers in the middle of the city.
Established in the Hessen Länder, there are in Frankfurt 700.000 inhabitants, which make it one of the biggest and most important cities in Germany. The tourist coming for the first time here is immediately surprised by the sky scrapers, making Frankfurt looking a bit like New York. Well, “a bit like”. New York is New York. Frankfurt is Frankfurt. We cannot compare those both cities; such New York is so much bigger. It’s not this dozen of sky scrapers which will impress an American visiting Frankfurt! About that, Germans are funny people and do – sometimes – good jokes. That’s why I have to tell you about that one. The river crossing the city is called the “Main”, and as I said before, Frankfurt looks a bit like New York. Thereby, people named the quarter where all the sky scrapers are “Mainhattan”… Main for the river, and I think you understood the rest of the joke. If not, ask a friend because it’s really isn’t difficult.
The clever tourist who wants to become even cleverer might be happy to visit Frankfurt, as the city is home to various museums presenting many themes such as history, science, painting, and lots of other stuffs. I still didn’t find the time to visit more of them! You also will find in Frankfurt some ruins from the Roman Empire epoch which were unfortunately partially destroyed during the Second World War.
The city is also home to the European Central Bank. That’s how many businessmen came to Frankfurt to work in or with all the huge German banks which established their headquarters here. I met some guys and one of the first things they asked me was: “Hi, nice to meet you, for which bank are you working for?” They cannot even imagine that someone could work in a telecommunication company!
About architecture, Frankfurt is not Florence, and will never be. It is… grey, it’s modern, and not that beautiful apart of the old city. Like lots of German cities, Frankfurt has the excuse to have been entirely destroyed during the WW2, and was very quickly rebuild to give a new home to the inhabitants.
I’m not telling I hate Frankfurt. I just am not a huge fan, that’s all. But if you feel like seeing the city or even visiting me, just head until the zoo, and I will come and pick you up!

Mon petit pois  

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Au début des années 1800, français et anglais se battaient encore en Europe et sur toutes les mers du monde, ce qui résulta d’une haine farouche envers l’un et l’autre émanant des deux camps. Deux cents ans plus tard, la haine a disparu, mais subsiste encore une certaine antipathie.
Ainsi était mon avis au sujet des anglais et rosbeefs, amateurs de fish & chips, et faisant tout à l’inverse de nous. En arrivant à Bielefeld, je ne savais pas que j’allais partager une année de ma vie avec trois d’entre eux : Anthony, James et Jeremy. C’est au premier des trois cités auquel nous allons nous intéresser aujourd’hui.
Anthony vient de Guisborough, près de Middlesbrough, et est un fervent supporter de cet épique, comme vous pouvez en juger sur les photos. Mais outre Middlesbrough, dont je suis également maintenant supporter (comme lui est pour Marseille), nous supportons tout deux inconditionnellement l’Arminia Bielefeld et Jonas Kamper. Notre rêve est de voir Jonas Kamper venir dans nos clubs respectifs.
Ensemble, nous avons réalisé tout ce qui était possible et imaginable, louant une admiration sans fin pour M. Hausmeister, le football, ainsi que les choses stupides et inutiles. Une des premières images d’Anthony qui me vienne en tête est ce soir de Septembre 2006, debout sur la scène de l’Irish Pub, et inte
rprétant un des plus grands titres des Take That. Oui, moi non plus je ne pensais pas devenir ami avec un type qui chante les Take That, et de surcroît anglais.
Avant de développer sur nos choses stupides, je voudrais dire merci à Anth d’avoir été là au second semestre, pendant mon petit passage de déprime. Jeremy, Bartek et lui ont été très important pour moi à ce moment.
Commençons par le plus important, c'est-à-dire : manger. Pendant six mois, Anth et moi avons mangé presque tous les jours ensemble, et presque tous les jours des spaghettis bolognaises (sauf au FH Mensa le midi : beurk). Etant d’esprits créatifs, nous avons au fil des jours expérimenté nombre de recettes pour la sauce. Nous y avons ajouté plein de choses différentes, tels des pommes de terre, des aubergines, des courgettes, des bananes, et j’en passe… Je ne sais pas pourquoi, mais nous n’avions pas souvent d’invités…
Anth et moi-même étions à la tête d’un complot visant à faire croire à M. Hausmeis
ter (le gardien de l’immeuble) qu’il avait un ami inconnu nommé Markus. C’est ainsi que nous demandions à toutes nos connaissances dans le monde entier d’envoyer à l’Hausmeister une carte de postale de son pays, dans la langue locale, signée Markus. Si nos comptes sont bons, il dût en recevoir une petite dizaine, mais ne semble pas avoir mis à jour le complot, puisque nous ne nous sommes pas fait expulsés !
Un soir de mars, alors que tous les nouveaux étudiants Erasmus étaient endormis, Anth, Tomi et moi nous activions et dévissions tous les numéros de chambre des Erasmus et les échangions entre eux. En résultat un sacré bouleversement au sein de notre communauté, mais comme tout fut mis sur le dos des buddys (tuteurs), nous sommes passés à travers les mailles du filet. Je suis sûr que certains d’entre eux lisant cet article se diront : « Oh ! C’était donc eux ! ».
J’aimerais vous raconter des tonnes d’histoires comme celle-ci, comme quand nous avions planté mon sapin de Noël devant la fenêtre de l’Hausmeister, creusant avec une petite cuillière… Ou encore notre aventure à la mare aux canards avec Dennis, ou encore le sauna dans ma chambre (42°C dans ma salle d
e bain), notre amour pour Suvi, nos barbecues, nos… Tiens, en parlant de barbecues, Anth s’obstinait à vouloir l’allumer à l’anglaise, c'est-à-dire à l’envers. D’abord le charbon, et ensuite on essaye de faire partir le feu. On s’est beaucoup disputé à ce sujet d’ailleurs…
Voilà maintenant près d’un an que notre aventure est finie, et elle me manque terriblement. Je crois ne jamais avoir autant rigolé en une année (et travaillé aussi), et Anth en est une des raisons.
Merci mon petit pois, s*** *** ***** toi-même.


Around 1800, French and English still were fighting each other in Europe and on all the world’s seas, which made them hating each other. Two hundred years later, we don’t speak about hate anymore but there still is some antipathy left.
So were my feelings about the English and rosbeefs, those eating fish and chips, and doing everything on the other way as us… Arriving in Bielefeld, I didn’t know I was going to spend one year of my life with three of them: Anthony, James and Jeremy. We are going to speak today about the first one named.
Anthony comes from Guisborough, near from Middlesbrough, and is a huge fan of this football team, as you can see on the pictures. But apart from Middlesbrough which I now also support, he also is now a Marseille fan, but more a Bielefeld fans… We both are soooo much in love with Arminia Bielefeld and Jonas Kamper and are dreaming he could sign for one of our team.
Together we did everything funny and possible, and admire M. Hausmeister, foot
ball and stupid things. One of the first I can remember about Anthony is him on the stage of the Irish Pub in early September 2006, singing one of the Take That best tune with four other guys. So gay. I didn’t know I could be friend with a guy singing the Take That…
Before I talk about the silly things we did, I would like to thank Anth for being there when I was feeling that good. I really did appreciate your help dude. Same for Bartek and Jeremy.
But let’s start with the most important thing in the world: food. During six months, Anth and I ate almost every days together, and almost every days spaghetti bolognaise (except in FH Mensa, baaa). As we are creative guys, we experienced lots of different ways to make the sauce better. We added aubergines, courgettes, potatoes, bananas, and I might forget some more. I have no idea why, but we never had any guests!

Anth and I were the head of a conspiracy to make the Hausmeister believe he has an unknown friend called Markus. We asked every single friend we have all around the world to send him a postcard in the local language, and signed Markus. For your information, he received almost ten postcards. I think M. Hausmeister never found out we were the conspirators, as we never got expulsed from the building.
In March, as all the new students were sleeping, Anth, Tomi and me decided to take off all the room numbers and to exchange them. In the morning, everybody went crazy wondering what happened. Luckily, all the students were persuaded that the Buddies did that, and I think lots of them will realize while reading this article that we actually were the guys who did it.
I would love to tell you all the things we did, like when we planted a Christmas Tree in front of Hausmeister’s window, digging with a spoon, or when we went to the pound with Dennis, or when we did a sauna in my bathroom (42°C), our love for Suvi, our barbecues, our… Speaking about barbec
ue, we fought a lot about the way to burn it. Anth always did it on the other side, which means first the coal, and then the fire… You can’t make it dude.
It has been a year that you’re back in England ma poule, and it’s with a tear in the eyes that I would like to thank you for everything (improving my English for example), and for all the laughing we had.
I really do miss you.
Merci mon petit pois, s*** *** ***** toi-même.

Kidnapping  

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Chers ami(e)s, vous qui aimez Herr Banana, aidez-le. Il est sequéstré à Bielefeld depuis près de trois mois par quatre jeunes filles. Si vous aussi, vous voulez qu'Herr Banana continue ses aventures en ma compagnie, votez pour ce retour à la maison.
Merci pour lui.

Dear friends, I know you do love Herr Banana very much, so please help him. He is being held in Bielefeld since almost three months by four young girls. If you want Herr Banana to be back with me, please vote so see him coming back home. Thanks for him.

Füssen  

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Aujourd’hui m’a emmené ma petite vie sur le chemin de Füssen, à la frontière germano-autrichienne. J’avais eu de grands et positifs échos de certains amis qui me conseillaient vivement de me rendre moi-même sur place. C’est fait.
Sur la route de Munich à Füssen, le conducteur est amené à tester ses talents de pilote, au travers de petites collines qui s’entassent au pied des alpes bavaroises. Puis vient le choc : devant vous se dresse les Alpes aux sommets enneigés, enrobées de bas nuages.
La ville de Füssen se trouve très exactement au pied des Alpes. D’ailleurs, l’étymologie de la ville vient de l’allemand « Füsse », qui signifie… Pieds.
En arrivant en ville, je fus surpris de la voir si petite. En effet, Füssen ne possède que 15.000 habitants. La principale économie de la région est la fabrique de lin, mais surtout le tourisme qui, depuis l’ouverture des châteaux aux touristes, permet à la ville de se développer.
Les châteaux… N’en ayant visité qu’un seul, je vous ferai une petite virtuelle du Schloss Neuschwanstein, le plus beau de tous les châteaux du roi Louis II de Bavière.
Deux choix s’offrent à vous. Une fois au pied de la montagne, vous pouvez soit choisir de monter en calèche, soit choisir de monter à pied. En tant qu’aventurier connu, je n’hésitais pas une seconde et me lançait à l’assaut du château. Le seul problème fut que j’étais l’un des seuls touristes
à effectuer l’ascension en costume… Et les chaussures qui vont avec. J’ai en ce moment même deux pansements juste derrière mes pieds !
Après vingt minutes d’une ascension « pantaniesque », j’atteins enfin le pied du château, où les plus pressés peuvent y acheter leurs cartes postales et autres souvenirs – stupides.
C’est à ce moment que surgit l’étourderie et l’imbécilité. Vous avez peut-être remarqué qu’aucunes des photos jointes à cet article sont miennes… La faute en est à mon oubli de recharger la batterie. Ce qui fait que je n’ai aucunes photos du lieu, mais je vous promets, j’y étais !
La visite n’est possible que guidée. Nous recevons tous un ticket sur le quel est inscrit un numéro (j’avais le 477), et ensuite, c’est comme à la boucherie, chaque groupe s’avance lorsque son numéro est appelé dans la cour du château. Lorsque le mien s’inscrit sur les panneaux lumineux, je me retrouve soudainement en plein milieu d’un groupe de polonais, ce qui me fit me demander si j’avais bien dit français, et non polonais. Bon, j’ai rien contre le polonais hein, mais quitte à rigoler un peu, autant prendre le tour en araméen ! Ce n’est qu’en entrant dans le château que j’ai enfin compris. Nous avions en fait chacun un petit émetteur, qui ressemblait fortement à un téléphone portable, et il suffisait de le prendre et de le configurer dans sa langue. J’ai donc trouvé cela assez drôle, puisque dans chacune des pièces visitées, j’avais l’impression que tout le monde était au téléphone, et s’en fichait complètement de la visite…
Et c’est parti. Nous atteignons tout d’abord la salle du trône, sublime dans ses teintes ocres et or, et ornée de plusieurs fresques religieuses représentant le bien combattant le mal. Je vous dis salle du trône, mais sachez qu’il manque une chose primordiale dans cette salle, à savoir un trône. En effet, le roi Louis II de Bavière est décédé avant que son trône ne soit achevé… Le haut plafond majestueux représentant diverses constellations supporte un magnifique lustre en or qui surplombe la pièce.
La chambre à coucher est également assez impressionnante, en particulier le lit en chêne massif, au dessus duquel est sculpté le château lui-même. Une merveille de sculpture. Je ne vous parle pas des fresques et gravures aux murs…
L’une des portes de la chambre à coucher, et tout le monde fut assez surpris – moi le premier –, débouche sur une grotte artificielle et son lot de stalactites et stalagmites, avec un jardin intérieur baigné par le soleil s’engouffrant par les fenêtres ornées. La vue y est magnifique. C’est ici que le roi prenait ses petits-déjeuners, avec vue sur les lacs et les sommets environnants.
Il est utile de préciser que le roi Louis II de Bavière était un fervent admirateur du compositeur Richard Wagner et de ses œuvres, desquelles il s’est inspiré pour la décoration de plu
sieurs pièces du château. Ces représentations étaient tellement réussies que plusieurs metteurs en scène s’inspirèrent directement de la décoration des salles du Schloss Neuschwangstein pour leurs décors des pièces de Richard Wagner.
Le roi meurt en 1886, il a 41 ans. Sa mort prématurée – et mystérieuse – entraîna l’abandon des travaux et explique qu’une petite partie du château reste non terminée.
Louis II ne voulait pas que le château soit visité par le peuple, craignant que le regard de ce dernier ne « souille » son château.
Contrairement à certaines idées reçues, l’Allemagne possède de nombreuses richesses touristiques à voir et à revoir. Et au revoir…

I went today to Füssen, at the border with Austria. I only heard great things about the place through some friends of mine who already went there and advised me to go there myself and see it with my own eyes. That’s now done.
On the road from Munich to Füssen, the driver has to test his pilot skills because of the many hills right next to the Alps. Then suddenly appear the Alps, huge mountains where you still can see some snow near to the top.
The city if Füssen is at the very border between the plains and the mountains. In fact, the name Füssen comes from the German and means... Feet.
Reaching the city, I was quite surprised to see how small it was. Everybody in Germany knows Füssen, but only 15.000 persons are living there. Since it’s possible to visit the castles, tourism became very important for the region.
I say “castles”, but as I only visited one, I am going to do a virtual visit of the Schloss Neuschwanstein just for you, the most beautiful castle built by Ludwig II of Bavaria.
You have two choices there. You can choose to go there with a horse-drawn carriage or to go up there with your own feet. Of course I choose the first solution! The only problem is that I was the only one to walk up in suit… And the shoes… Right now I have bandages on the heels. You maybe remarked that none of the photos joined to this article are from me, that’s just because I forgot to load the battery… That means I got no pictures from the place and am still angry with it.
The visit is only possible with a guide. We all received a ticket with number on, in function of the language we chose. Of course I took French, and didn’t understand, as they called the number 477 why I was surrounded by Polish people. I don’t have anything about Polish, but if I have to choose a language other than French, I wouldn’t choose Polish, but a funnier one, like Aramean for example. It’s only while entering the castle that I understood how it exactly works. We all receive kind of a mobile phone which is configured in the language we selected. So there is no guide, but only a guy guiding us into the castle, while everybody is listening to the visit with his mobile p
hone. It was really funny as it seemed everybody was on the phone and didn’t care about the visit.
We first went into the wonderful throne room with yellow and gold walls, a huge chandelier and so many things. Only one thing was missing: a throne… In fact, the king Ludwig died before the throne was finished, which means there is no throne.
The sleeping room is wonderful as well, all wood done. Above the bed; a really impressive wooden sculpture of the castle is there. The view through the window is amazing as well as we face the Alps.
One door leads to a surprising artificial cave with stalactites and stalagmites and through a passage we entered a small room where a inside garden was. I loved this romantic place. That’s where the king was having is breakfast. Lucky him!
I think I have to precise that Ludwig II was a huge fan of the composer Richard Wagner. The king did all the castle rooms referring to the plays. These representations are so well done that many writers used the decoration of these rooms for their own plays.
The king dies in 1886, he is 41. His premature – and mysterious – death leaded to the cancellation of the construction, which explains why some of the rooms are not completely finished.
Ludwig II didn’t want that the people visited the castle, he was afraid that their look mucks it…
That’s it, please know that there are lots of really nice places to visit in Germany and that the Schloss Neuschwanstein is one of the most beautiful one.

Silence, on tourne  

Posted by Klimo

Chers lecteurs, chères lectrice, après plusieurs mois de silence et un dernier article sur la galette, vous n’aviez plus rien à vous mettre sous la dent et ai du affronter un certain mécontentement de certains d’entre vous. Rassurez-vous, je vais bien : j’ai juste trouvé un travail et une copine. Je sais, il y a pire, mais ces deux facteurs combinés ne me laissent que trop peu de temps pour mon blog.
Ainsi j’ai trouvé un emploi à Frankfurt am Main, à l’ouest de l’Allemagne, où je travaille en tant qu’attaché-commercial pour une entreprise spécialisée en télécommunication. Je suis très souvent en déplacement, et lorsque j’ai du temps libre, je file à Bielefeld de mon cœur pour y voir ma copine.
Je suis assez heureux de mon travail pour le moment, et espère le re
ster. Je suis au bureau avec deux autres français avec qui l’entente est parfaite et cordiale, ce qui veut dire que je suis heureux d’aller au bureau tous les matins.
Mais « l’autre facteur », allez-vous me dire ! Et bien oui, j’ai une copine. Après une longue période de célibat, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui veuille de moi. Elle s’appelle Viivi, est finlandaise (blonde, yeux bleus, Nokia : donc normale), et tout se passe à merveille. Depuis quelques trois mois de relation, nous savourons chaque moment ensemble.
Ainsi l’aventure continue. Clément en Allemagne. Pour combien de temps encore ? Ca, pour le savoir, il faudra venir de temps en temps lire de mes news !


Dear readers,
After a few months of silence and an article about the galette, you didn’t have anything to read, and had to face the unhappiness of some of you. Don’t worry, I’m fine: I just found a job and a girlfriend. I know that there are worse things in life, but these two things don’t let me any time for my blog. I make it sound bad, but I’m truly happy of it and just wishes I had more time for you all.
So it is, I found a job in Frankfurt am Main, in the west of Germany, where I work as Business Development Manager for a company specialized in telecommunication. I am
very often away from home and office, as I’m supposed to meet customers in the whole German territory. When I have some free time, I head north to Bielefeld to visit my girlfriend.
I’m happy of my work, and hope I’ll still be. I work in office with two French colleagues with whom it’s quite nice to work and I’m happy to go to work every morning.
What about the other thing? Yes! I have a girlfriend. After some time alone, I finally found someone. Her name is Viivi, she comes from Finland (blond, blue eyes and Nokia: a normal one), and everything is going very fine. After almost three months of a really nice relationship, we’re enjoying every single moments together.
So that’s it. The adventure continues. Clément in Germany… How long more? That’s the question, and you only will have the answer with reading me!

Une petite galette...  

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Nous avons en France une coutume (et beaucoup d’autres aussi, mais nous allons aujourd’hui nous intéresser à celle-ci), une coutume disais-je, à laquelle nous ne dérogeons pas au fil des années. Tous les ans au mois de janvier, le calendrier indique l’Epiphanie (normalement 6 janvier), qui célèbre la présentation de Jésus aux trois Rois Mages. Alors en France, autour de ce 6 janvier donc, il est coutume d’acheter une galette, ou de la fabriquer comme le fait maman (avec du chocolat mmmhhh), et d’y cacher une fève à l’intérieur. L’origine de l’insertion de la fève remonte au temps de l’Empire Romain, la personne trouvant la fève étant élue roi de la journée.
La traditon veut, une fois la galette posée sur la table, qu’une des personnes se saisisse de la pelle à tarte (ou à galette dans ce cas), et que le plus jeune convive aille se placer sous la table. Oui, bizarre hein !? Ainsi, la personne sous la table dicte au coupeur qui se verra adjuger quelle part, de sorte qu’il n’y a pas de tricherie quant à l’attribution des parts, le donneur d’ordre ne voyant rien. On sent toujours une tension énorme autour de la table, on se regarde dans le blanc des yeux, chacun craint que l’autre ne trouve la fève, et se voit poser sur sa tête la couronne désignant le vainqueur. Ensuite, le roi ou la reine, choisit parmi les convives lequel, ou laquelle sera sa reine ou son roi. Je ne vous dit pas les crises de jalousie et la tension à l’école lorsqu’il s’agissait de se choisir une reine ! Le fait de tirer au sort qui reçoit quelle part est à l’origine de l’expression : tirer les rois. Alors que le Père Noël, lui, se fait tirer par les rennes… Bref, nous nous égarons.
Depuis quelques années, pendant l’Epiphanie, j’ai ma propre tradition à moi. Je vais dans le pot où maman range toutes les fèves qu’elle collectionne (oui, maman est favophile), je plonge ma main au hasard dedans et en prends une dans ma poche. Et durant la degustation, je mets discrètement la fève dans la bouche et fais semblant d’avoir la fève. Et tous les ans, maman me pose la couronne sur la tête… Jusqu’à ce que les autres convives se rendent compte de l’arnaque, et ne me retire la couronne… Ce qui est rigolo, c’est qu’on peut prendre tous les objets et faire semblant d’avoir quelque chose dans la bouche rien que pour énerver les autres. Je me rappelle d’une année où papa avait sorti de sa bouche une pince à linge ! J’étais jeune à l’époque, et en plus
d’être dégoûté de ne pas être le roi, je me demandais comment papa avait fait pour mettre un bout de galette contenant une pince à linge dans sa bouche sans s’en rendre compte… Oui, on est naïf quand on est jeune…
Alors attention, il est utile de préciser que cette tradition de tirer les rois a perdu au fil des années toute connotation religieuse, et que c’est plus un genre de petite fête entre nous !
Pour info, cette année, j’ai encore triché, et encore une fois, je n’ai pas eu la vraie fève… Snif.


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We have in France a tradition (not only one, but today, we will stuck with this one), a tradition that we celebrate every single years. Every January month, the Epiphany (normally on the 6th) celebrates the announcement of the Christ Child to the Three wise men. In France, around this date, it’s now traditional to buy a “galette”, which is a flat cake made of puff pastry, or to bake it, like Mum does every year (and she does that with chocolate inside mmhhh). Into this “galette”, we hide a charm, which is a small figurine which represents anything, an animal, a person, a cartoon hero, ANYTHING ! The origin of this charm into the “galette” comes from the Roman Empire, when the person finding the charm was elected king of the day. The tradition wants that once the “galette” is on the table, that one person cuts it, whereas another one, who is usually the youngest guest, goes under the table, and decides which slide of the “galette” is for which guest. Yes, that’s very technical – and weird. Why under the table ? That’s very simple ! The person hidden under the table cannot see which slide is for whom, so nobody can say that someone cheated during the distribution. Yes, that’s very important, because you cannot imagine how stressfull is this tradition. Everybody wants to be the king of the day, and wants the crown to be put onto his head ! (We really have a crown with !). Then, the king or the queen chooses among all the guests which person will be his queen or her king. You have to imagine the tension and the jealousy crisis when we eat the “galette” at school, when comes the moment to choose which girl will be whose queen…
Since a few years, I have my own tradition during the Epiphany. I discre
tly go to the pot where Mum keeps all the charms she collects, and I take one random charm which I hide inside my pocket. During the tasting, I take the charm I have, and put it discretly again in my mouth, so nobody can remark anything. Then I act like if I have something in my mouth, and shout : I HAVE THE CHARM! I HAVE THE CHARM! And every single years, Mum says that I’m lucky, and puts the crown onto my head, until my brothers and Dad realize that I’m – one more time – cheating.
One funny thing is that you can take any objects you want, and act like you’ve got something in your mouth just to bug the guests. I remember one year when Dad extracted a clothespin out of his mouth!!! I was young, and added to the fact I was so pissed I wasn’t the king, I was wondering how did Dad to not remark that there was this huge clothespin inside the slide he was eating! Yes, everybody is very naïve wen he is young.
I have to precise that this tradition has nothing to do with religion anymore, and that it’s more a good moment between families, where you can have fun and see your neighbour once a day :)
Just to let you know, this year, we ate a “galette”, and one more time I cheated, and one more time I didn’t get the - real -charm… Snif!